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Le forum : La Barousse Balès 2012

lundi 13 août 2012

La Barousse Balès 2012

Auteur: pierre gadiou
La Barousse Balès – 12 août 2012 à Izaourt (Hautes-Pyrénées)

Mon séjour pyrénéen se terminant, je n’ai pas résisté à l’envie de participer à la Barousse Balès en dépit d’une météo incertaine.
Deux nouveaux parcours était proposés pour la dixième édition de l’épreuve :
200 participants ont choisi le parcours de 140 km avec le Col d’Azet (1580 m), le Col de Peyresourde (1589 m) et le Port de Balès 1755 m
400 participants ont choisi le parcours de 120 km identique au parcours de 140 km mais sans le col d’Azet.
Arrivé trop tard au départ pour m’inscrire sur le grand parcours, je dois me rabattre sur le parcours de 120 km ce que je ne regrette pas à postériori compte tenu des conditions climatiques que nous avons rencontrées.
Une forte bruine nous accompagne durant les cinquante premiers kilomètres quasiment plats en direction de la vallée d’Aure et d’Arreau au pied du col de Peyresourde où mon compteur affiche 32 km/h.
Malheureusement, c’est ensuite un remake de l’Etape du Tour Pau-Luchon : ascension sur route sèche jusqu’à trois kilomètres du sommet, puis brouillard et forte pluie dans la descente jusqu’à Saint-Aventin au pied du versant sud du Port de Balès. J’ai déjà gravi cinq fois le versant nord de ce magnifique col hors catégorie devenu un classique du Tour de France depuis 2007, mais c’est la première fois que j’ai l’occasion de le gravir par son versant sud. La difficulté des deux premiers kilomètres dont la pente atteint quatorze pour cent par endroit me surprend d’autant plus que j’ai les jambes engourdies par la descente sous la pluie. Heureusement, la suite est plus facile, je suis relativement à l’aise et je double plusieurs concurrents. A quatre kilomètres du sommet, nous entrons à nouveau dans le brouillard qui empêche de profiter du panorama exceptionnel sur les hautes montagnes du Luchonnais. Le pire reste à venir dans la descente raide, étroite et copieusement arrosée et donc nécessitant la plus grande prudence d’autant que quelques vaches se sont invitées sur la route.
Je suis soulagé d’arriver à Mauléon Barousse au pied du col. La route est maintenant sèche et il ne reste qu’une quinzaine de kilomètres sans difficulté à parcourir pour rejoindre l’arrivée.
J’ai été très prudent sur tout le parcours afin d’éviter la chute et je termine assez frais à la 248ème place en 4h54 à 24 km/h de moyenne à 1h15 du premier.
L’excellent repas avec la traditionnelle daube a été ensuite l’occasion de discuter avec quelques amis cyclos pyrénéens avec déjà un peu de nostalgie…

Pierre