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Le forum : Rouillon, trop vite ...

samedi 06 avril 2013

Rouillon, trop vite ...

Auteur: laurent guilmeau
Ça pourrait s’appeler aussi « mon 2eme dossard », ou encore « j’ai pris le melon…». J’ai donc couru la Rouillon samedi 30 mars dernier. Mon objectif était d’augmenter le kilométrage et le dénivelé après la J.Gouin de début mars : 150km et 1900m de dénivelé. Le grand parcours a été raccourci juste avant le départ à cause de la neige pour se transformer en 127km et 1500m de dénivelé. Après pas mal d’interrogations sur la météo donc, je décide de prendre le départ. Bon, là dés l’échauffement, la neige qui fouette le visage bien aidée par un vent d’environ 40km/h, ça met tout de suite dans l’ambiance ! Rassemblement sur la ligne de départ, ça caille. Discours de l’organisateur … discours du maire … faudrait abréger un peu les gars là … Enfin, c’est parti ! Et vite …. Je tente de rester dans mon groupe d’âge et mon cardio est déjà tout en haut. J’essaye déjà de remonter les groupes formés …en gros je fais n’importe quoi et mon cardio ne quitte pas la zone rouge ou presque pendant 30 minutes. Je ne me protège pas du tout, et je pars à bloc contrairement à ce que j’avais fait à la Gouin. Pourquoi ? Impatience après avoir pensé que le départ n’aurait pas lieu ? Et pour être totalement franc, je ne me souviens même plus du déroulement exact de mon début de course, manque de lucidité sans doute. Si, je me souviens du groupe des costauds parti quelques minutes dernières nous qui nous rattrape et fait exploser mon groupe. Ensuite, j’évite une chute devant moi, je m’arrête pour signaler les coureurs à terre jusqu’à l’arrivée d’une ambulance puis je récupère un groupe après une poursuite de quelques kilomètres (encore dans le rouge …). Ensuite, je suis ce groupe jusqu’au 2h30 de course environ. J’ai bien dit suivre hein, plus question de prendre de relais ! Après 2h de course, j’ai déjà des crampes, alors …. Et puis forcément je finis par sauter, après avoir fait l’élastique histoire de bien m’épuiser… je me retrouve avec un autre gars à peu près dans le même état que moi. Pas de groupe visible derrière nous, pas question de revenir sur ceux de devant … bref, la galère ! On roule comme on peut au train pendant plus d’une heure, on ne peut pas dire qu’on se relaye, on est cote à cote quasi tout le temps, il faut dire que ce parcours est vraiment vallonné, très peu plat. Les jambes me font horriblement mal, je change de position constamment pour limiter les crampes, je bois, je mange, mais c’est compliqué. Pour couronner le tout, 25km avant l’arrivée je crève. La poisse. Mais nous avons été nombreux dans ce cas sur ces chaussées mouillées et « sales ». Obligé d’enlever les gants, je me congèle les mains en démontant. Evidemment j’ai crevé en rase campagne au milieu des champs, rien pour s’abriter. Je mets 10 minutes à réparer. Je le saurai pour la prochaine, mais j’aurais dû mettre mes gants sous mon maillot, au chaud, car là ils sont mouillés à l’intérieur, et gelés. Seul point positif, cet arrêt m’a permis de détendre mes muscles des jambes, et je repars sur un « bon » rythme. Je rattrape quelques coureurs en chemin, et je termine en 4h42 à 27km/de moyenne, 156eme sur 197 classés. Je ne suis pas totalement vidé, mais mes cuisses disent stop. Je suis bien sûr parti beaucoup trop vite, avec un échauffement très insuffisant, et j’ai très mal géré. L’objectif est cependant rempli : j’ai terminé, j’ai battu mon record de distance et de dénivelé, et j’ai acquis de l’expérience en ayant fait des conneries ! Concernant l’organisation, j’ai trouvé ça bien, beaucoup de bénévoles aux croisements, des motos et ambulances suiveuses, une bonne organisation et un repas digne de ce nom à l’arrivée.
J’hésite un peu pour la prochaine course, car entre la semaine préalable et celle de récup qui suit les cyclos il n’y a plus beaucoup de temps pour travailler les points faibles. Peut-être l’Ekoi à Rochefort Pour finir, un grand merci à Pierre Gadiou avec qui je suis venu au Mans et qui m’a soutenu sur cette cyclo.