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Le forum : La Périgordine 2013

vendredi 12 juillet 2013

La Périgordine 2013

Auteur: Michel Santidrian
" La Périgordine Cyclo 24" à Montignac le 07-07-2013

1ère cyclo de l’année… il était temps !!!
Petit répit ! Une cyclo se déroule dans mon coin, j’en profite !
Après une inscription sur place la veille et une arrivée surprise de mon épouse, je m’attends à passer une journée très chaude.
Les cyclos du coin sont surtout des coursiers qui ne font généralement que des petites distances, mais qui les font à fond ! J’ai peur de ne pas pouvoir suivre et de me retrouver tout seul en galère sur le grand parcours, car à la différence avec une cyclo de montagne c'est que tu t'attends à monter des cols et à te réfréner, pas là! Tant pis, on y va ! On verra bien quand on y serra !
En entrant dans le sas je me fais aborder par un ex meudonnais établi en Corrèze. Bernard Provost himself !!! On discute le bout de gras, me dit qu’il va faire le 110 et j’en profite pour rester à côté de lui dans le sas.
Je reconnais plusieurs gars avec qui je roule habituellement.
9h. Après les recommandations d’usage inaudibles, le paquet s’ébranle tous groupes confondus.
Ca frotte fort, tout le monde veut être devant… enfin derrière la voiture ouvreuse. Des cris, ça freine, ça repart, re cris, re coups de freins, enfin le toutim habituel quoi !
Quand la voiture ouvreuse lâche les fauves, on débranche les neurones et on fonce !!! C’est à qui va arriver à prendre la bonne roue et ne pas la rater. A donf, comme d’hab quoi !
Premières bosses, le peloton s’étire mais ne rompt pas. Des pourcentages plus forts forment enfin des groupes. Chacun essaie de rattraper le groupe devant lui. A ce petit jeu là, on brûle des cartouches que l’on regrettera plus tard, mais on n’en est pas encore à l’heure des économies !
Je lève un peu le pied afin de ne pas être un des seuls à bosser car ici, ils sont radins sur les relais. On dirait qu’on va leur faire mettre la main à la poche !
Je me retourne et m’aperçois de la quantité de monde derrière moi ! Moi qui pensais que l’on était que quelques uns !!!
Je lève le pied et laisse passer. Bien m’en a pris car quelques kms plus tard 4 ou 5 gars accélèrent dans une bosse et personne ne les rattrapent. Tout le monde se regarde mais pas un ne bronche. Ayant un dossard rouge je repère les gars autour de moi. La plupart avait des dossards verts foncés et verts clairs, les gus du 78 et du 110. Je ne prends plus un relais avec eux… on ne garde pas le même genre de moutons nous les dossards rouges, non mais ! Doivent en plus me prendre pour un parisien ma parole !!!
Je me laisse emmener, plus un coup de pédale de trop!
Je double un cyclo en danseuse… Bernard. Je lui demande ce qui ne va pas, y me dit qu’il est cuit, qu’il a des crampes. Je le laisse se débrouiller en tête à tête avec ses crampes, sa cuisson, et continue mon petit bonhomme de chemin.
Cahin- caha les bosses défilent, le rythme reste presque le même, la 1ère bifurcation des parcours ne nous enlève pas trop de monde mais la seconde nous assèche un peu. On se retrouve à une vingtaine de gars.
Je m’arrête au 2ème ravito faire le plein. Pas question avec cette chaleur de laisser passer ça ! Si le 1er peut être facilement sauté, ce n’est pas le cas du 2nd. S’agirait pas de faire le fanfaron. Pas grand monde me suit quand je repars, sont tous là comme des mouches autour des oranges et des bananes du ravito.
La multiplication des bosses fait mal. Le cagnard aussi… On passe souvent de l’ombre à la lumière, les causses et les sous bois aidant. Sous bois avec souvent des routes détériorées par le gel hivernal ! Mais le tout reste bien vert, inhabituel a cette époque de l’année ou généralement l’herbe est sèche et jaunie.
Au 3ème ravito de St Géniès je me demande si je ne vais pas couper, mais après mettre sustenté je me sens mieux et décide de continuer. 2 gars seulement repartent avec moi, dont un avec un certain maillot vert. La patrouille éco cyclo !!! Je demande ce qu’il fout là, s’il connait un certain « Gadiou » et il me répond que bien sûr, c’est un pote ! Camille Mourin qu’il s’appelle ! Il n’a repris le vélo que depuis 2 mois après un arrêt forcé de 7 mois.
Km 132, énième bosse, mes deux compagnons d’un jour peinent de plus en plus. Je ne ralentis pas pour les attendre. S’ils le peuvent, ils me rejoindront plus tard !
Les "rampaillousʺsuivants auront raison d’eux malgré de beaux retours dans les descentes et la perspective d’une grosse bière bien fraiche dégoulinante de mousse à l’arrivée. Ce qu’il ne faut pas dire pour motiver les gars !!!
Je ne les reverrais plus !
Les cuisses commencent à devenir dures dans les montées, et sur le plat plus personne n’est là avec moi pour donner le tempo. Je n’enroule plus comme avant. Je commence à avoir des douleurs au séant, je me tortille sur ma selle ! La moyenne s’en ressent. Je mets un temps fou à rallier l’arche d’arrivée!
Au final je n’aurai pas eu l’or pour 3’57. Tant pis, je suis quand même content de ce que j’ai fait.
Moi qui est tendance à m’arrêter 3 ou 4 fois en 70 bornes, là, pas un arrêt prostate ! Va comprendre qui peut !
Je fais 63ème au scratch et 7ème de ma caté en 5h 33’ 57 pour 149,6 kms et 2375 m de dénivelé.
Les 4 premiers ont fait ça en 4h14’32" à 34,51 kms/h.
Plus de la moitié des participants du grand parcours ont coupés. La chaleur et le circuit auront eu raison d’eux.
Muriel en parallèle a fait la rando de 78 Kms sur le vélo d’une amie.
S’étant trompée à un croisement elle a du faire demi tour et une côte en plus de 3 kms. Bilan 85 kms au compteur des autres participants de sa rando + 6 kms pour elle.
La récup s’est faite autour d’une assiette de sanglier rôti, d’haricots blancs et d’une bière bien fraiche servie par l’organisation.
Superbes parcours et superbes paysages périgordins. Des lieux et des saveurs qui donnent envie de revenir.

Le tirage au sort n’aura pas donné grand-chose mais on en aura pris pleins les yeux le long des petites routes, et passé une bonne journée.

Michel Santidrian dossard 134.