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Le forum : Leggendaria Charly Gaul

Friday 26 July 2013

Leggendaria Charly Gaul

Auteur: pierre gadiou
Leggendaria Charly Gaul le 21 jullet 2013 à Trento (Italie – Haut-Adige)

Une légende al dente !

La ville de Trente dans le Haut-Adige est dominée par le Monte Bondone qui lors du Giro 1956 fut le théâtre d’un exploit légendaire de Charly Gaul arrivé au sommet dans la tempête de neige avec plus de huit minutes d’avance sur ses poursuivants. La Leggenderia Charly Gaul, cyclosportive qui perpétue la mémoire de cet exploit, est une des huit manches qualificatives pour le championnat du monde UWCT et connaît un succès grandissant avec près de trois mille concurrents en 2013. Selon les catégories, la sélection se faisait soit sur le granfondo de 142 km et 3960 m de dénivelé, soit sur le médiofondo de 58 km et 2000 m de dénivelé.
Trente, située au pied du col du Brenner à la frontière entre le monde germanique et le monde latin, a joué un rôle important dans l’Histoire, notamment à l’occasion du Concile de Trente qui en 1545 constitua la réponse de l’église catholique à la Réforme protestante. De nombreux monuments témoignent de ce passé prestigieux, en particulier sur la splendide place Duomo, lieu de départ de la Leggendaria Charly Gaul.
Le sympathique Paolo Savoldelli, double vainqueur du Giro, donna le départ sous le soleil mais sur une route encore humide après les averses de la nuit. Après un kilomètre très pittoresque dans les rues pavées du centre historique de Trente, une dizaine de kilomètres de plat nous menaient au pied de la première difficulté, le Palù di Giovo, un joli petit col de six kilomètres sur une route en lacets au milieu des vignes avec quelques passages assez raide. Une belle descente, malheureusement marquée par plusieurs chutes, nous ramenait ensuite dans la vallée de l’Adige et Trento. Le parcours se dirigeait alors vers le village d’Aldeno à travers les vergers de pommiers et de kiwis pour une première ascension du Monte Bondone par Cimone et Viote (1563 m). Cette montée très irrégulière d’une vingtaine de kilomètres est particulièrement raide dans les cinq premiers kilomètres à plus de dix pour cent dans lesquels la chaleur accentuait encore la difficulté. Au sommet, un ravitaillement était installé au milieu de vastes prairies peuplées de bétail mais également de quelques naturistes désirant profiter du soleil. Une longue descente nous conduisait ensuite vers la luxuriante Valle dei Laghi (vallée des lacs) en longeant les lacs de Santa Massenza et de Cavedine dans un paysage de rêve où se mêlent végétation méditerranéenne et alpine : oliviers, hêtres, conifères, lauriers, vignes et vergers de pommiers avec à l’horizon les sommets élancés des Dolomitiques de Brenta. Suivait ensuite une portion très accidentée pour rejoindre Trento et la deuxième ascension du Monte Bondone par la route légendaire de Charly Gaul jusqu’à l’arrivée au sommet à Vason (1654m) aidés par les « forza » des touristes et accompagnants présents au bord de la route.
Les nombreux ravitaillements régulièrement répartis sur tout le parcours permettaient de remplir les bidons et proposaient des aliments sucrés et salés sans emballage dont un excellent parmezzan. Malheureusement, ces ravitaillements se caractérisaient également par la distribution de petites bouteilles d’eau en plastique que l’on retrouvait ensuite sur le bord de la route sur plusieurs kilomètres. La bonne surprise de cette expérience italienne est l’absence totale de tubes de gels sur la route car ce genre d’alimentation n’a pas apparemment pas cours en Italie et les cyclistes ne s’en portent visiblement pas plus mal vu le niveau moyen très élevé des participants.
La difficulté du parcours et la chaleur ont cependant fait des dégâts avec seulement 662 concurrents classés sur le granfondo et 948 sur le mediofondo. L’auteur de ces lignes un peu assommé par la chaleur et la pente al dente (je veux dire par là que mes vingt huit dents à l’arrière n’étaient pas du luxe) a fini dans les derniers du granfondo en 7h48, aidé par les «forza» des concurrents qui en avaient fini et redescendaient à Trente.

La qualité globle de l'orgnisation et la beauté des paysages justifient le déplacement pour participer à cette très belle épreuve qui permet de découvrir une des lieux légendaires du cyclisme

Pierre