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Le forum : Trois classiques flandriennes en huit jours

mardi 08 avril 2014

Trois classiques flandriennes en huit jours

Auteur: pierre gadiou
Gan-Wevelgem - samedi 29 mars 2014

Cinq meudonnais étaient au départ au milieu des 3500 participants: Jean-Jacques Kerdraon, Vincent Boucherie, Pascal Vanhoutte, Jean-Francois Calandri et Pierre Gadiou
Beau temps frais au départ puis très doux
Parcours de 213 km et 1800 m de dénivelé
Le parcours de Gan Wevelgem cyclo, en fait Wevelgem- Wevelgem pour des raisons de commodité logistique , c'est globalement 150 km de plat sur des petites routes dans la campagne flamande et une cinquantaine de kilomètres dans les monts des Flandres avec notamment les ascensions du Mont Cassel, du Mont des Cats et surtout du mythique Kemmelberg avec ses pavés à 18%. Cependant, plus que les côtes, c’est le vent qui est usant sur ce parcours et nous avons eu l’impression de l’avoir presque tout le temps de face.
L’organisation était parfaite avec des ravitaillements tous les cinquante kilomètres, un fléchage impeccable et impressionnant vu le nombre de changements de direction. Nous étions filmés et chronométrés dans certains monts, une paire de gants de velo était offerte à tous les participants, tout cela pour un engagement à 10 euros.
Le seul point négatif concerne les quarante derniers kilomètres sur des routes et pistes cyclables sans intérêt si ce n’est la traversée de la ville de Menen avec ses superbes monuments.
En résumé, nous avons passé une belle journée sur les routes belges et terminé bien entamés par les efforts dans le vent …

Grand Prix E3 - dimanche 30 mars 2014

Vingt quatre heures après Gand Wevelgem, trois meudonnais étaient au départ à Harelbeke au milieu des 3000 participants : Jean-Jacques Kerdraon, Pascal Vanhoutte et Pierre Gadiou
Le temps était très beau et très doux comme la veille
Le parcours de 135 km et 1700 mètres de dénivelé était un vrai régal. Une cinquantaine de kilomètres de plat au début sur des petites routes très pittoresques avec de très nombreux virages suivis d’autant de relances, de quoi apprendre à virer de façon efficace et se remettre des efforts de la veille. Ensuite, onze monts à gravir dont cinq en pavés : Eikenberg, Stekbendries,Taienberg et pour terminer le mythique enchaînement Paterberg (22%) et Vieux Kwaremont. J’ai également apprécié la très belle côte en lacets du bois de la Houppe que je ne connaissais pas. L’organisation était à nouveau parfaite au niveau sécurité, fléchage et ravitaillements avec en prime un couvre selle et une sacoche de selle en cadeau.

Tour des Flandres cyclo – samedi 5 avril 2014

J’ai réalisé un vieux rêve en bouclant le parcours de 240 km et 2000 mètres de dénivelé avec deux copains de la Patrouille Eco Cyclo, accros comme moi à ces épreuves flandriennes. Deux autres meudonnais étaient présents: Nicolas Ruyter également sur le 240 km et Pascal Vanhoutte sur le 135 km.
Le temps était idéal un peu frais le matin puis doux et ensoleillé l'après-midi.
Dans un récent sondage, les coureurs professionnels ont désigné le Tour des Flandres comme la plus belle des classiques en raison de son ambiance et de l’originalité du parcours. La version cyclo recueille également les suffrages des amateurs avec une limitation à 16 000 participants dont 3000 sur le grand parcours. Le départ à 7h30 au pied du beffroi de Bruges restera pour moi un moment d'émotion, surtout quand on sait que je suis originaire de Bruges dans le Béarn, une bastide fondée au 14ème siècle par Gaston Febus, compte de Foix et du Béarn à son retour d'une campagne dans les Flandres. Les cent premiers kilomètres totalement plats ne sont pas très intéressants, mais ils font partie du jeu qui consiste à user les jambes avant d’attaquer une succession ininterrompue de difficultés : quinze monts et cinq secteurs pavés plats. J’ai réussi à passer tous les monts sur le vélo à l’exception du Kopenberg dans lequel un autre participant a chuté juste devant moi m’obligeant à m’arrêter, sachant qu’il est impossible de repartir dans une pente en pavé à plus de 20%. Le gros des troupes étant sur le 140 km, l’avantage d’être sur le grand parcours est d’arriver plus tard dans les monts et d’éviter la cohue. L’ascension du Paterberg (22%) avec 220 km dans les jambes est un petit défi intéressant et grâce à mon 34x28, je l’ai passé plus facilement que je ne le craignais avant de filer à 40 km/h avec mes amis vers l’arrivée située à Oudenaarde où nous nous sommes offert un sprint royal vingt quatre heures avant Cancellara. Je termine satisfait et pas trop fatigué après 8h50 sur le vélo, Nicolas Ruyter terminant de son côté en 8h30. J'avais déjà participé quatre fois au Tour des Flandres sur le 140 km mais cette expérience sur le grand parcours avec une météo exceptionnelle et une remarquable ambiance de fête dans les monts pavés restera un souvenir inoubliable.