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Le forum : L’Ariègeoise 2014

mardi 12 août 2014

L’Ariègeoise 2014

Auteur: Michel Santidrian
Le temps est à la pluie annonce depuis quelques jours la météo locale!

Samedi matin 28 juin, un beau soleil est de la partie et les averses ne sont annoncées qu’en soirée.
Je me gare aux Cabannes, car en cas de pépin(s) je serai juste en bas du Plateau de Beille et les 12 kms me séparant de Tarascon sur Ariège me serviront d’échauffement.
Plusieurs sas se présentent mais en temps que participant du grand parcours on me dirige vite fait vers le mien non sans passer auparavant sur le tapis de contrôle des puces électroniques.
Le départ à 8h se fait sans problème, entourée par plusieurs filles qui n’ont pas peur de se frotter aux 4000 m de dénivelé annoncés. Je ne les reverrai plus. Je me tords le cou pour tenter d’apercevoir des têtes connues mais non, personne à l’horizon. Pierre Gadiou, dont je sais la participation, doit être devant avec les dossards prioritaires et la patrouille Eco Cyclo!
Les premiers kms sont faits derrière la voiture ouvreuse, ça frotte pour être devant. Moi je reste sur ma réserve car la journée va être longue.
L’attaque du 1er passage du col du Pas de la Souloumbrie annonce le début des hostilités. Je monte à mon rythme, ou plutôt au rythme imposé par mon genou car après plusieurs jours de calme celui-ci se rappelle à mon bon souvenir. Impossibilité de monter en danseuse avec ardeur. Je gère tant bien que mal et hardi petit ! C’est là que Thierry Ngo, avec qui j’avais pris RV quelques jours avant, me rejoint et on chemine presque ensemble jusqu’au sommet lui devant moi derrière. Bref temps de repos actif et hop, le col de Marmare se présente à nous culminant à 1360 m, Thierry caracole devant pendant toute la montée. Je devrai même dire pendant toutes les montées car d’après lui je le rattraperai dans les descentes!
Lors du séjour club en Ariège nous l’avions déjà grimpé et il ne m’avait pas semblé raide… nous avions dû le prendre par l’autre versant, car il calme son monde ! Presque 1200 m de D+ depuis le départ en 45 kms. Je me tâte pour savoir si je ne vais pas m’arrêter au pied de Beille et rejoindre la voiture penaudement!
Le col des 7 frères, dans la continuité, n’a pas posé de problèmes et je dévale le col de la Croix des Morts situé à 900 m d’altitude avec plaisir car la descente repose mon genou et en plus j’aime ça.
Arrive le col du Tremblement plus connu sous le nom de col de Montségur, pas facile avec ses 500 m à escalader pour arriver au terme de ses 1060 m de hauteur. Il y a 2 ans lors de ma dernière participation, nous l’avions monté dans la brume et sous un crachin. Cette année j’ai pu reconnaitre en passant les ruines du château que nous avions visité avec le club. La montée est laborieuse, je tourne la tête pour admirer le paysage et les Pyrénées ariègeoises. La vue sur le panorama m’aide dans mon ascension, je savoure la chance que j’ai d’être là et la beauté des alentours.
Descente et remontée sur Roquefixade, je serre les dents. A côté de moi les gars se plaignent de la chaleur, moi elle ne me dérange pas, je suis né avec!
Arrêt pipi avec 2 autres gars devant moi et la descente se fait à fond, itou pour les faux plats montants et descendants. On se tire la bourre quoi et ça jusqu’au pied du col du Pas de la Souloumbrie que nous nous envoyons pour la seconde fois, non sans avoir fait un arrêt à un lavoir fontaine où plusieurs cyclos font la queue et dont certains y trempent même leurs pieds chaussés ! Thierry qui m’a rattrapé m’annonce qu’il a des crampes. On se repose un peu plus de temps que souhaité.
La montée se passe mieux que prévue, la bascule aussi, et au ravitaillement des Cabannes avant la montée du plateau de Beille Thierry fini par me décider d’escalader le dernier gros morceau arguant qu’on a pas fait 800 kms pour abandonner devant la dernière difficulté… et quelle difficulté !!! Le remplissage des bidons au ravito est fait avec de l’hydrixir offert par la marque sponsor s’il vous plait, c’est pas mal dilué mais plus efficace que de l’eau pure!
J’ai mis 2 h 30 pour arriver au sommet. Un calvaire!
Une 1ère halte à un point d’eau ne m’a arrêté que 3 ou 4 mn mais une seconde halte dans un léger replat côté gauche de la route m’a fait perdre plus de 10 mn. Impossible de retraverser la route avec la file interminable des véhicules qui montaient et des cyclos qui redescendaient en ordre continu. Thierry était loin devant et j’ai aperçu Pierre qui, en dévalant la pente, me demandait si ça allait et m’encourageait.
Bien que la position en danseuse me gêne fortement celle-ci me permettait de relancer, de reprendre un peu de vitesse et de me délasser les jambes.
J’ai remarqué que pas mal d’étrangers était présents, espagnols en tête suivi de britanniques, de belges et quelques italiens. Pouvoir discuter avec eux en partageant le même effort soude les troupes.
Mon arrivée a été saluée par des spectateurs patients car le camion podium avait déjà été démonté. Le barnum resto était lui toujours ouvert et on servait encore à manger, hallelujah!!!
Thierry était là, appréciant son plateau repas et étirant ses muscles endoloris par les crampes. La dernière fois, nous avions mangé dehors et on s’était faits bouffé par les taons alors méfiance. N’est-ce pas Michael?
La descente s’est faite prudemment avec un copain allemand de Thierry venu nous rejoindre pendant le repas, et SANS se désaltérer au village avec une bonne bière… car trop tard faut rentrer, leurs voitures sont à Tarascon!
Après un départ de chez une amie à 6h, le retour s’est fait à 20h. A 22h gros gros orage sur les montagnes avoisinantes.
Je me suis bien promis de ne plus y participer, trop dur… jusqu’à une prochaine fois???

C’est la 3ème fois que je monte le plateau de Beille et c’est la 3ème fois qu’il me donne du mal. C’est pas une grimpée pour moi ça! Dans le même genre je préfère Hautacam!
Avec plus de ¾ d’h d’arrêts, j’ai mis 9h32 pour boucler cette Ariègeoise 2014.
Je n’ai pas eu de nouvelles de Thierry Massuard que j’avais vu la veille à la remise des dossards. Il devait faire le 115 et partir à 8h30.
Un copain de Souillac Cyclisme faisait aussi le 115, je n’ai pas eu le plaisir de le voir à l’arrivée, j’ai trop tardé.

Michel