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Le forum : Etape du Tour Pau-Hautacam

samedi 11 octobre 2014

Etape du Tour Pau-Hautacam

Auteur: pierre gadiou
Etape du Tour Pau- Hautacam le 21/07/2014

148 km et 3600 mètres de dénivelé

C’était ma quinzième participation à l’Etape du Tour et je jouais presque à domicile puisque ma résidence secondaire est située à trente kilomètres de Pau.
Deux autres meudonnais (Pierre Dick et Jérôme Gressier) étaient également au départ.
Après trois jours de canicule, le Béarn et la Bigorre étaient en alerte météo pour risques d’orage et de fortes précipitions pour cette étape du Tour.
Heureusement, au départ sur la place de Verdun à Pau à 7h du matin, il ne pleuvait pas et la température était agréable lorsque 9 876 concurrents sont partis à l’assaut des Pyrénées.
Le départ par vagues de mille cyclistes espacées de huit minutes a permis d’éviter les bouchons.
Avant d’attaquer la montagne, il fallait gravir cinq côtes d’environs deux kilomètres sur des routes agréables dans les coteaux béarnais (Vallée Heureuse, Piétat, Bénéjacq, Pontacq, Loucrup) qui sont mon terrain d’entraînement habituel lorsque je suis dans le Béarn.
Les spectateurs étaient nombreux dans les villages traversés notamment à Lanne dont les rues décorées avec des vélos peints en rose avaient un air de fête.
La pluie nous a épargné jusqu’à Sainte-Marie de Campan au pied du célèbre col du Tourmalet, le col plus souvent franchi par le Tour de France depuis 1913. Tourmalet signifie « mauvais détour » et les cyclistes l’ont constaté en étant copieusement arrosés dans la montée avant de plonger dans le brouillard au sommet où la température était seulement de cinq degrés.
Je n’aime pas la forte chaleur et je dois dire que cette fraîcheur dans la montée ne m’a pas gêné et que l’ascension m’a paru bien plus facile que lors de ma reconnaissance du parcours une quinzaine de jours auparavant par un temps caniculaire.
Je ne me suis arrêté qu’une minute au sommet, le temps de mettre ma veste imperméable avec l’aide d’un gendarme compatissant car l’opération était assez délicate en raison du vent.
Malheureusement, de nombreux concurrents indélicats ont profité de cet arrêt au sommet pour se délester de leurs déchets sur la route. Grâce aux actions de sensibilisation au respect de l’environnement menées depuis plusieurs années, notamment par la Patrouille Eco Cyclo dont je fais partie, la quantité de déchets a diminué après le point culminant atteint au col de Marie Blanque en 2005, mais cela reste INACCEPTABLE et donne une image déplorable du cyclosport et nuit gravement à sa pérennité. La communication reste plus que jamais nécessaire pour ringardiser le jet de déchets sur les routes et l’élimination des indélicats surpris en train de jeter leurs déchets devrait être introduite dans le règlement de toutes les cyclosportives car la peur du gendarme a des effets dissuasifs plus importants que la simple information.
Pour en revenir à l’épreuve, la descente du Tourmalet sur une route détrempée et par endroit glissante fut le moment le plus délicat de la journée. Grelottant et les doigts gelés, j’ai cherché avant tout à éviter la chute et j’ai du m’arrêter deux fois pour tenter de me réchauffer.
Les alentours de Barèges qui portent encore les séquelles des tragiques inondations de 2013 incitaient à méditer sur la force de la nature et la nécessité de la respecter.
Dans les gorges de Luz-Saint-Sauveur, les conditions étaient meilleures et la route était presque sèche pour attaquer la montée du Hautacam entre deux rangées impressionnantes de spectateurs enthousiastes massés dans les deux premiers kilomètres.
J’aime beaucoup cette belle et redoutable ascension à la pente irrégulière. Dans les parties les plus raides, j’ai apprécié mon nouveau développement de 34x32 qui me permet de grimper en souplesse et d’économiser mes forces. Malheureusement, en raison des nuages, les efforts n’étaient pas récompensés par le panorama exceptionnel du sommet – dommage pour les concurrents venus de l’autre bout du monde pour découvrir les Pyrénées !
Je termine 2702ème en 7h11 sur 9876 partants et 8453 finishers
La descente se faisant par la même route que la montée, j’ai eu le plaisir en redescendant de croiser Pierre Dick parti après moi en raison de son numéro de dossard mais qui a mis en fait seize secondes de moins que moi pour boucler le parcours.
Comme d’habitude à l’Etape du Tour, la qualité de l’organisation était au rendez-vous. La sécurité était optimale grâce à la fermeture des routes à la circulation. Les ravitaillements étaient bien adaptés aux besoins avec des aliments sucrés ou salés sans emballages et sans distribution excessive comme les années précédentes de ces maudites topettes de gel énergétique que l’on retrouve bien trop souvent sur les bas-côtés de la route. On regrettera cependant le faible nombre de zones de jetage et l’insuffisante signalisation en amont de ces zones, ce qui est une régression par rapport aux années précédentes.
Rendez-vous en 2015 pour ma seizième Etape du Tour probablement en Maurienne …

Pierre