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Le forum : Liège Bastogne Liège Challenge

samedi 16 mai 2015

Liège Bastogne Liège Challenge

Auteur: pierre gadiou
Liège Bastogne Liège Challenge le 25 avril 2015
Depuis 2012, une randosportive est organisée la veille de la course Liège Bastogne Liège surnommée la Doyenne dont c’était cette année la 101ème édition. Trois parcours étaient proposés : 75 km, 156 km et 273 km (parcours identique à celui des pros).
Nous étions 7600 participants dont 5 meudonnais: Michel Santidrian et Samuel Collin sur le moyen parcours, Michael Albrecht, Jonathan Lacoche et moi-même sur le grand parcours choisi par 2400 participants.
Nous avons pris le départ vers sept heures des Halles de la Foire de Liège sur les rives de la Meuse sous une pluie fine bien décevante après le beau temps printanier des jours précédents. Après une traversée de Liège ponctuée de quelques pavés pour atteindre le lieu de départ de la course des pros, se présentait la première côte d’une longue série. En effet, il n’y a que neuf côtes célèbres référencées officiellement, mais le parcours est en fait une succession de montées et de descente avec très peu de portions plates. Des groupes se sont rapidement formés face au vent toujours défavorable jusqu’à Bastogne. Michael et moi sommes restés ensemble tandis que Jonathan et Samuel prenaient les devants et que Michel préférait gérer tranquillement un peu derrière. La route détrempée rendait les descentes délicates et nécessitait une grande prudence. Au km 83, la Côte de la Roche en Ardenne était la première grosse difficulté et les groupes se sont disloqués. Nous avons dû nous arrêter au sommet suite à un problème sur le dérailleur avant de Michael. Heureusement, l’intervention d’un motard de l’assistance Mavic nous a permis de reprendre rapidement notre progression jusqu’au ravitaillement de Bastogne au km 110 où le dénivelé atteignait déjà 1800 mètres. J’en ai profité pour lubrifier ma chaîne qui commençait à faire un bruit inquiétant. Après avoir retiré ma veste de pluie croyant à une amélioration, j’ai dû la remettre rapidement car une forte averse s’est abattue sur nous entraînant une baisse de température assez sensible. A partir de là, on entre vraiment dans la légende en enchaînant les ascensions mythiques à commencer par la Rue Saint Roch à Houflalize au km 130 dont la pente à 20% entre deux rangées de maison est assez impressionnante et dans laquelle j’ai commencé à apprécier mon braquet de 34x28. Suivait la longue côte de Wanne au km 142 avec des passages à 14% et immédiatement après la descente, la côte de Stockeu à Stavelot dont le premier kilomètre fait figure d’épouvantail avec son terrible passage à 23%. La fin de la côte est moins raide jusqu’ à la stèle Eddy Merckx, une de mes idoles de jeunesse, avant une descente très raide qui nous ramenait … au pied de la côte (faut vraiment être maso) et au ravitaillement de Stavelot au km 183. Après quelques hectomètres de mauvais pavés dans la ville, suivait la côte de la Haute Levée longue de 3,5 km sur une route large pas très agréable. Une longue descente nous conduisait ensuite au pied du col du Rosier long de 4,5 km dont les lacets en forêt donne vraiment l’impression d’être en moyenne montagne. Dans cette ascension, l’une des quatre qui faisait l’objet d’un chronométrage pour pimenter un peu la journée, j’ai laissé Michael me prendre un peu d’avance pour ne pas trop entamer mes forces. La très longue descente qui suivait nous conduisait en effet à Remouchamps, le village de Philippe Gilbert, au pied de la côte de la Redoute, sans aucun doute la plus célèbre le Liège Bastogne Liège. Le soleil étant revenu, nous avons enfin pu ôter nos imperméables avant d’attaquer la montée. Même si elle est un peu escamotée par les coureurs depuis quelques années, cette côte de La Redoute est effectivement redoutable avec 1,9 km à 9,7% de moyenne avec deux passages à plus de 20% et reste un des hauts lieux du cyclisme mondial comme en témoigne la multitude de camping-cars garés au bord de la route, les inscriptions sur la route et les encouragements des nombreux spectateurs. Malgré les 226 km déjà parcourus, Michael et moi avons grimpé cette côte dans une sorte d’euphorie de même que les trois dernières difficultés : la côte de la Roche aux Faucons (1,5 km à 10% de moyenne avec des passages à 16%) et la côte de Saint-Nicolas située dans les faubourgs de Liège (1,4 km à 7,6% de moyenne avec un passage à 13%) et la côte d’arrivée à Ans qui joue le rôle de juge de paix dans la course des pros depuis quelques années. La fin du parcours très urbaine n’est pas très agréable dans l’absolu mais j’ai néanmoins ressenti un grand plaisir à terminer cette épreuve légendaire en compagnie de Michael un an après notre périple sur Bordeaux Paris.
Nous avons mis un peu moins de douze heures à parcourir les 275 km et les 4500 mètres de dénivelé y compris une bonne heure d’arrêt pour nous ravitailler et régler les problèmes techniques soit une moyenne roulée de 24,5 kmh. Un œil sur les classements dans les côtes qui faisait l’objet d’un chronométrage montre que nous nous situons globalement dans le premiers tiers. A aucun moment, nous n’avons ressenti de lassitude, preuve d’un entraînement bien mené et d’une bonne gestion de notre effort sur la distance.
Ayant effectué cette année les grands parcours du Tour des Flandres, de Paris Roubaix et de Liège Bastogne Liège, j’ai eu droit à un petit trophée souvenir à l’arrivée.
Cette journée de vélo restera un très beau souvenir pour moi.