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mardi 04 août 2015

REV 2015

Auteur: michael albrecht
Raid Extrême Vosgien, 25 et 26 juillet 2015

Après mes deux années d’abstinence, me voilà inscrit au REV 2015. Le REV est l’une des deux épreuves ULTRA qui existent actuellement en France. Il se déroule suivant le règlement du contre-la-montre individuel sur un parcours accidenté et non fléché. Cependant, l’organisateur Jean-Claude Arens propose deux formules ULTRA, sans et avec assistance, une formule Randonneurs ainsi qu’une version plus courte.
J’étais inscrit sur le grand parcours en ULTRA sans assistance. Comparé aux années précédentes, le parcours de cette année était plus dur. La distance a été raccourcie de 20 km, mais Jean-Claude nous avait ajouté 1000 m de dénivelé supplémentaires, entre autres sous forme de la Planche des Belles Filles ce qui donnait une distance totale de 580 km et un dénivelé total de 12500 m, le tout réparti sur 10 étapes. Le départ et l’arrivée se trouvent à l’abbaye St Colomban de Luxeuil-les-Bains.


Étape 1 : 63 km, 1548 m, col des Chevrères, Planche des Belles Filles

Je m’élance de la rampe de départ à 7h15 pile, règlement oblige. Les 15 premiers km jusqu’à Faucogney sont très roulants. Seuls les 15 derniers km allaient de nouveau être roulants. Après Faucogney, j’attaque les premières bosses en passant par Servance et je reviens successivement sur les randonneurs partis à 7h et 7h05. La première difficulté est le col des Chevrères sur une route boisée avec des pourcentages déjà élevés pour une mise en jambe, dont 11% pendant 2 kms. La descente est pénible, car la route est entièrement recouverte de gravillons. Après la descente sur Belfahy et puis Plancher-les-Mines, j’arrive au pied de la planche des Belles Filles. Je songe pendant une fraction de seconde à m’attaquer au record détenu par Chris Froome (16m11s), mais puisqu’il me reste pas mal de dénivelé sur ma planche à moi, je décide de monter tranquillement ce semblant d’une autoroute qui défigure ce joli coin. Arrivé en haut, je constate que cette planche porte très mal son nom. Heureusement, deux belles filles figurent dans l’équipe de contrôle, sinon il n’y a rien à voir là-haut. Je signe la feuille de contrôle, remplis mes bidons et c’est parti pour l’étape 2.


Étape 2 : 42 km, 1407 m, Ballon de Servance, Col des Croix, Ballon d’Alsace par St Maurice sur Moselle

Arrivé de nouveau au pied de la planche des Belles Filles, je prends la direction du Ballon de Servance. Mon timing est presque parfait. À 100 m du sommet, il commence à pleuvoir, je bascule et là, c’est la bonne surprise. Plus aucune goutte, mais un joli rayon de soleil. À la fin de la descente, j’arrive au sommet du col des Croix, puis s’ensuivent Le Thillot et St Maurice sur Moselle. Les menaçants nuages presque noirs au-dessus du sommet du Ballon d’Alsace laissaient craindre le pire, mais là encore, j’arrive au bon moment pour la première ascension du Ballon d’Alsace qui se passe sans encombre. Ce versant est long de 9 km avec une pente régulière dans les 7%.

Distance cumulée : 105 km, dénivelé cumulé : 2955 m.


Étape 3 : 58 km, 937 m, Ballon d’Alsace par Giromagny

L’étape 3 est une boucle avec départ et arrivée au sommet du Ballon d’Alsace. La descente se fait par le très beau lac d’Alfeld jusqu’à Masevaux. Elle est un peu dangereuse jusqu’au lac. Ensuite, la route est un véritable boulevard avec des virages larges où même moi, je lâche mes freins. Le soleil commence à persister et après avoir longé le lac d’Alfeld et celui de Sewen, je m’arrête dans le village de Sewen afin d’enlever mon coupe-vent. La traversée de Masevaux est un peu compliquée et je suis bien content de tomber sur Philippe, un revenant aussi, qui est équipé d’un GPS. Je quitte Masevaux en direction de Rougemont-le-Château et Giromagny. Pendant cette transition vers le Ballon, Éric Royer du club des Ulis me rattrape et échange quelques mots avec moi. Il est parti 10 minutes après moi et allait être le futur vainqueur dans ma catégorie malgré son erreur de parcours d’une vingtaine de km. La deuxième ascension du Ballon d’Alsace est la plus longue, mais en même temps la moins difficile. J’arrive au sommet en milieu d’après-midi.

Distance cumulée : 163 km, dénivelé cumulé : 3892 m.


Étape 4 : 66 km, 1375 m, col du Ménil, col d’Oderen, col de Bramont, route des Américains, route des Crêtes

Je repars en même temps que deux Bretons, Jean-François que j’ai connu en 2012 et son copain de club Georges. Les deux préparaient PBP. Je redescends le Ballon d’Alsace en direction de St Maurice sur Moselle et puis Le Thillot. Les deux petits cols se passent bien. Après celui d’Oderen, je descends sur Kruth et longe ensuite le lac de Wildenstein pour attaquer le col de Bramont, un col régulier de 8 kms. Après quelques centaines de mètres de descente, je bifurque à droite pour m’engager sur la route des Américains qui me met beaucoup plus en difficulté que le col de Bramont. Elle n’est pas du tout régulière avec des passages raides et très casse-pattes. Au bout de ses 4 kms, j’arrive à la route des Crêtes. Après 2 ou 3 km, j’arrive au contrôle ou j’avais déposé un sac avec mes affaires pour la nuit. Il est à peu près 20 heures, il ne fait pas encore complètement nuit et il commence à faire très froid. Heureusement, j’avais prévu des couches supplémentaires et mes gants d’hiver. Un peu entamé par la fin d’étape, je mange 3 ou 4 bols de soupe aux pâtes et une grosse part de tarte aux myrtilles faite maison (mes compliments à Madame).

Distance cumulée : 229 km, dénivelé cumulé : 5267 m.


Étape 5 : 70 km, 1370 m, col des Feignes, col du Surceneux, col du Bonhomme, col du Louchpach, col du Calvaire

C’est le début de la nuit et les alliances se forment. Ce n’est pas tout à fait conforme au règlement, mais à partir du moment où on ne reste pas scotché dans les roues, c’est toléré. Je fais donc équipe avec Jean-François et Georges, les deux Bretons, ainsi que Philippe, Breton lui aussi, que j’avais croisé dans Masevaux. Habillés comme en fin de saison, nous attaquons la descente très dangereuse (encore des gravillons) vers la Bresse en passant par le lac de Blanchemer. Nous traversons ensuite la vallée de Chajoux jusqu’au col des Feignes. Au sommet, c’est deux fois à gauche afin de rejoindre Xonrupt en passant par le lac de Longemer. La nuit est tombée et les éclairages sont allumés. Dans Xonrupt, nous tournons à droite pour monter le col de Surceneux et pour descendre ensuite sur Le Valtin et Plainfaing. C’est ensuite au tour du col de Bonhomme, une montée régulière de 9 kms, qui débouche sur la route des Crêtes que nous empruntons afin de grimper le petit col du Louchpach et ensuite le col du Calvaire. Ce dernier porte d’ailleurs bien son nom. Il est presque minuit, la fatigue se fait sentir et je suis bien content de retrouver le feu de camp qui nous attend au contrôle. Il est bien apprécié par tout le monde, car à 1134 m d’altitude, il ne fait plus que 5°C. Je profite du contrôle pour me ravitailler en ne comptant plus les sandwichs, soupes aux pâtes et autres cuisses de poulet. Les 3 étapes suivantes avaient été annoncées comme les plus difficiles. Il en fallait donc, des forces.

Distance cumulée : 299 km, dénivelé cumulé : 6637 m.


Étape 6 : 36 km, 1018 m, col du Wettstein, collet du Linge, col du Petit Ballon par Munster

Celle-ci, je la craignais et j’étais impatient de l’attaquer à la fois. Elle commence par l’enchaînement du col du Wettstein et du collet du Linge pour une mise en jambe avant d’attaquer le redoutable Petit Ballon. Le froid commence à être problématique, car la plupart du temps j’oscille aux alentours de 1000 m d’altitude. Heureusement, nous n’avons pas droit aux orages nocturnes cette année. Ils étaient passés par ici la veille. Après le collet du Linge, nous amorçons une descente rapide sur Horodberg. Le revêtement de la route est excellent, mais celle-ci est parsemée d’épingles serrées. C’est la prudence qui prédomine, car en pleine nuit et aucun lampadaire dans le coin, on ne les aperçoit que très tardivement. En revanche, de temps en temps, lorsque je suis à faible vitesse dans les virages, je profite de la vue splendide sur la vallée de Munster illuminée, un petit réconfort juste avant d’attaquer l’un des gros morceaux du parcours nommé le Petit Ballon. Celui-là, il fait aussi partie de ceux qui portent mal leur nom. À l’entrée de Munster, nous tournons à gauche en poursuivant jusqu’à Luttenbach pour monter le Petit Ballon par là où est passé le TDF la dernière fois. J’en gardais un mauvais souvenir, car c’est ici que je suis tombé en 2012. Finalement, je le monte « facilement » sans être dans le dur contrairement à mon compagnon de route Jean-François, qui a de sérieux problèmes de digestion et est obligé de s’arrêter plusieurs fois. Lorsque je sors de la partie boisée, il me reste peut-être encore 3 km, mais j’aperçois déjà le feu de camp du contrôle. À environ 300 m de l’arrivée, c’est la belle surprise. J’ai droit à un joli petit feu d’artifice d’accueil rien que pour moi. Arrivé au sommet, il est 2h30, je signe la feuille de contrôle et je me jette sur ma soupe et mes pâtes qui m’attendent déjà. La première des 3 étapes « reines » était bouclée, mais c’est lors des deux suivantes que j’allais être dans le dur.

Distance cumulée : 335 km, dénivelé cumulé : 7655 m.


Étape 7 : 38 km, 1029 m, col du Platzerwasel, col du Breitfirst, Markstein, col du Grand Ballon par le Markstein, col Amic

Les deux contrôleurs nous mettent en garde par rapport à la descente vers Sondernach. La consigne est de rester au milieu de la route et de ne pas lâcher les freins. Cette route est étroite et dans un très mauvais état avec des accotements en pente et des virages serrés. Je la descends prudemment, mais avec la nuit et la fatigue, j’aperçois très tardivement les irrégularités de la route et le temps de réaction pour corriger ma trajectoire est parfois un peu long. Pas question de regarder ailleurs cette fois-ci. Je finis malgré tout par arriver en bas. À droite, c’est l’entrée du village de Sondernach et à gauche, c’est directement le début du redoutable col du Platzerwasel. Il fait encore nuit, je ne regarde pas mon compteur et je n'aperçois aucun panneau indiquant la distance restante et le dénivelé à venir. Ce col est infernal pour moi. Chaque fois que je pense être arrivé au sommet, il continue encore. Il paraît interminable. En pédalant, je me rappelle qu’en 1997, mon compatriote Jan Ullrich avait virtuellement perdu son maillot jaune ici au profit d’un certain Richard Virenque. Ullrich s’est fait remonter les bretelles par son lieutenant Udo Bölts et son fameux « Quäl dich, du Sau ». C’est mon mot d’ordre jusqu’au sommet et je n’arrête pas de me le répéter. Arrivé au sommet à 1193 m d’altitude, ce n’est pas fini, car j’enchaîne directement avec le col du Breitfirst dont le sommet se trouve à 1282 m. Là, c’est enfin fini et je remets toutes les couches que j’avais enlevées au pied du col. J’attaque la descente vers le Markstein, point de départ pour monter le Grand Ballon, point culminant du REV avec ses 1343 m d’altitude et plus ou moins la fin de la nuit pour moi. L’ascension ne se passe pas trop mal, mais le froid et le vent puisent dans les réserves d’énergie. L’étape se termine par une descente vers le col Amic où se trouve le contrôle.

Distance cumulée : 373 km, dénivelé cumulé : 8684 m.


Étape 8 : 65 km, 1403 m, Markstein, col du Grand Ballon par le Markstein, col Amic

3 cuisses de poulet et 3 soupes aux pâtes plus tard, je prends le départ de cette étape en boucle vers 6 heures du matin. Jean-François préfère rester au contrôle pour reprendre des forces, mes deux autres compagnons sont toujours là. L’étape commence par une courte grimpette. Arrivé en haut, je sors déjà ma première barre. Je me sens affamé. J’entame ensuite la descente vers le Vieil Armand, je traverse Wattwiller, puis Guebwiller où commence la difficile montée du Markstein. Cette montée me met dans la même galère que le Platzerwasel alors qu’il fait jour maintenant. La différence est que j’ai monté le Platzerwasel de nuit et que je ne voyais pas ce que j’étais en train de faire. J’ai encore tellement froid à l’intérieur que j’ai gardé des couches alors que les cyclistes faisant leur sortie du dimanche matin sont en tenue d’été et me dépassent comme des fusées. Je n’arrive plus à atteindre la barre des 10 km/h. Je m’arrête même quelques instants à 3 ou 4 km du sommet pour manger. Je n’arrivais plus à lâcher le guidon pour manger en pédalant. Certains des cyclistes locaux me lancent un sourire en me dépassant, d’autres voient ma plaque et me demandent ce que je suis en train de faire et puis il y en a quelques-uns qui connaissent le REV et qui m’encouragent. Je suis un peu inquiet à l’approche de l’enchaînement avec le Grand Ballon, mais j’ai finalement réussi à me relancer, probablement grâce à mon petit ravitaillement en pleine ascension du Markstein. La deuxième ascension du Grand Ballon se passe très bien cette fois-ci. Je finis par la même descente vers le col Amic. La barre de 10000 m de dénivelé est désormais franchie. Je discute un peu avec mes compagnons de route, des cyclos du coin et un REVeur qui vient d’abandonner. Jean-François, lui, s’était refait une petite santé, mais vraiment petite, et nous annonce qu’il allait repartir avec nous. À partir de ma deuxième arrivée au contrôle du col Amic, je suis convaincu d’aller au bout, sauf panne mécanique ou grosse défaillance imprévue. Jusqu’ici, je n’ai pas vu l’ombre d’un début de crampe. Le moral est bon.

Distance cumulée : 438 km, dénivelé cumulé : 10087 m.


Étape 9 : 94 km, 1636 m, col du Hundsrück, col du Ballon d’Alsace par Masevaux, col de la Chevestraye

L’étape 9 est la plus longue, mais Jean-Claude nous avait réservé une petite surprise en ajoutant un contrôle au Ballon d’Alsace à mi-chemin. Mais avant d’y arriver, il faut monter le col du Hundsrück après la descente du col Amic. Le Hundsrück n’est pas très long, mais très irrégulier avec des passages difficiles. Mon petit plateau aura bien servi, surtout le deuxième jour. Pas question de faire des efforts inutiles. Dans la descente du Hundsrück, je passe plusieurs secteurs pavés, tous dans des virages d’épingles. À l’entrée de Masevaux, Jean-François va de nouveau moins bien et nous quitte pour rentrer à Luxeuil sans passer par le Ballon. Je lui demande de me mettre une grande bière de côté et je reprends ensuite la même route que j’étais descendue la veille, mais cette fois-ci dans l’autre sens afin de monter le Ballon d’Alsace par son troisième versant en passant de nouveau par le lac de Sewen et celui d’Alfeld. La vitesse n’est pas la même que la veille et j’ai le temps d’admirer les lacs. La montée se passe plutôt bien, j’essaie de me distraire pour faire passer le temps et j’arrive finalement au sommet sans encombre. Il y a évidemment des pâtes au menu, quelques sandwichs au fromage et des pains d’épice. Après avoir pris quelques renseignements sur l’étape du samedi du TDF, je descends vers Giromagny et prends ensuite la direction de Plancher-Bas. Je passe le col de la Chevestraye qui n’est pas trop dur et me dirige vers Belonchamp ou je tourne à droite afin de rejoindre Servance, dernier contrôle avant l’arrivée. Celui-ci se trouve en haut d’une bosse avec des passages où la bulle de mon indicateur de pente atteint facilement les 15%. Une dernière signature, je songe déjà à arroser la fin par une bonne bière, mais malheureusement c’est moi qui suis d’abord arrosé par une grosse averse qui allait m’accompagner jusqu’au bout.

Distance cumulée : 532 km, dénivelé cumulé : 11723 m.


Étape 10 : 41 km, 726 m, montée de Beulotte

En fait, la petite bosse à la sortie de Servance n’était que le début de la longue montée de Beulotte et permettait d’accéder au contrôle. Les passages raides continuent à s’enchaîner. Du 12% par-ci, du 15% par-là, et tout ça sous l’averse qui persiste. J’arrive enfin à la fin de la montée et m’apprête à aborder la dernière descente. Les contrôleurs m’avaient averti qu’il y avait plein de passages avec des gravillons. Avec la pluie en plus, je descends très prudemment. Ce serait vraiment bête de me planter maintenant à moins de 30 km de l’arrivée. J’arrive à Faucogney pour les 15 derniers km roulants, mais en empruntant une route bucolique le long de la rivière Le Breuchin et non par la route que j’avais emprunté hier matin. Mes deux compagnons de route, Georges et Philippe, sont toujours dans les parages. On parcourt les 15 derniers km en se relayant. Nous ne sommes plus à ça près et avec la pluie, nous préférons nous assurer que nous 3 arriverons au bout sans pépin. Nous traversons Froideconche, arrivons à l’entrée de Luxueil, montons la dernière bosse, bifurquons dans la rue Henry Guy afin de rejoindre l’abbaye. Je suis le premier des 3 à passer l’entrée de l’abbaye, je longe l’espace vert dans la cour et maîtrise parfaitement la dernière difficulté du week-end sous les applaudissements de tous, à savoir monter la rampe de départ mouillée afin de franchir la ligne d’arrivée. Nous sommes dimanche soir et il est 19h12. J’ai parcouru les 573 km (pas la tête pour chercher d’où vient la différence) et les 12449 m de dénivelé en 35 heures et 57 minutes.
À peine descendu de mon vélo, j’ai une bière à la main (merci Jean-François - il était finalement arrivé à bon port) et les félicitations de Jean-Claude, des autres REVeurs, qui étaient arrivés avant moi ou qui avaient abandonné, et des bénévoles.
À mon tour, je tiens à féliciter toute l’équipe du REV, Jean-Claude, les bénévoles qui avaient toujours un petit mot sympa et étaient aux petits oignons avec les REVeurs quel que soit l’heure et l’endroit. Un grand merci surtout à ceux qui tenaient un poste de contrôle en altitude et en pleine nuit et qui ont largement contribué au succès de cette 8e édition du REV.