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Le forum : La Pyrénéenne le 16 juin 2007

lundi 02 juillet 2007

La Pyrénéenne le 16 juin 2007

Auteur: pierre gadiou
Je suis venu de Paris et arrivé tard dans la nuit spécialement pour
participer à cette première édition de la Pyrénéenne, nouvelle
épreuve née de la fusion de l'Ours et du Défi Pyrénéen.
Le temps est beau et frais au départ, au centre Laurent Fignon à
Bagnères de Bigorre face au Pic du Midi encore partiellement
enneigé.
Environ 1000 concurrents au départ dont près de 500 sur le grand
parcours. On aurait pu s'attendre à une participation plus
importante compte tenu du beau temps et de la fusion de l'Ours et du
Défi Pyrénéen !
Le menu est copieux et alléchant mais pas indigeste avec le col du
Tourmalet (2113M), le col d'Aspin et la Hourquette d'Ancizan soit
174 km et 3500 mètres de dénivelé.
Un départ très rapide nous fait parcourir les 55 premiers kilomètres
jusqu'à Luz Saint Sauveur à près de 35 kmh de moyenne.
Dès les premières pentes, le peloton se disloque. Les dix huit
kilomètres d'ascension
du Tourmalet sont toujours aussi exigeants notamment le dernier
kilomètres à plus de 10% mais heureusement, il ne fait pas trop
chaud et une belle luminosité permet d'admirer le paysage.
Dans l'Aspin, je me retrouve un moment seul et je ne suis pas au
mieux malgré la
relative facilité de ce col par ce versant. Au sommet, la vue est
splendide, l'une des plus belles que peuvent offrir les cols
pyrénéens. Dans la vallée d'Aure, de petits groupes se reforment et
c'est à vive allure que nous rejoignons Saint-Lary puis le petit
village d'Ancizan au pied de la Hourquette du même nom. Je commence
à être sérieusement entamé et ce n'est pas le premier raidard à 14%
dans la traversée du village qui me permet de me refaire une santé.
C'est à
l'énergie au courage que je gravis les 10 km de ce col avec de
nombreux passages à 9% sur une route bien granuleuse. Heureusement
par endroit, des vues magnifiques notamment sur le massif du
Néouvielle permettent de répondre à la question de savoir pourquoi
on est là. !
Le sommet enfin atteint, il reste à se laisser descendre sur Payolle
dans un paysage pastoral de toute beauté avec toutefois une courte
montée d'un kilomètre, histoire de ne pas se refroidir! Ensuite plus
que de la descente par Sainte Marie de Campan jusqu'à Bagnères.
Je termine en 7h57 à 22 km h de moyenne autour de la 300 éme place
sur 390...
Que sont devenus les autres concurrents du grand parcours, ont-ils
abandonné ?
Compte tenu du délai maximum autorisé de l'épreuve soit 9h15 et 19
km h, je trouve cela étonnant surtout par comparaison avec d'autres
épreuves auxquelles je participe cette année (Ariégeoise,
Quebrantahuesos, Trois Ballons...) dans lesquelles il est courant que
le dernier termine le grand parcours dans un temps double de celui
du premier.
En résumé, l'organisation était très satisfaisante pour la beauté du
parcours, la sécurité, la gentillesse des bénévoles, le repas, le
maillot offert, mais il y a des progrès à faire dans l'accueil et la
motivation des cyclos les plus modestes pour en faire une véritable
épreuve de masse, ce qui est me semble-t-il l'ambition des
organisateurs.