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Le forum : L'écureuil 2008

Tuesday 28 October 2008

L'écureuil 2008

Auteur: Michel Santidrian

La matinée est plutôt grise. Les nuages annonciateurs de pluie sont
là. Aura t'on la chance de passer à travers ? Je ne sais trop
comment m'habiller. J'espère que le vent chassera ces troubles
fêtes. Je pars m'échauffer sans prendre d'imper.
8h. Il est temps d'aller sur la ligne de départ. Je retrouve les
copains croisés quelques minutes plus tôt devant leur hébergement.
Pierre Bonnet le journaliste de Top Vélo est là. Il me voit, me
reconnait et dit qu'il veut faire un » papier » sur le club du mois
en l'occurrence l'AS Meudon avec photos et tout. Notre président
étant à mes côtés, l'affaire est vite réglée. Interview puis prise
de rendez-vous pour les photos.
Après le traditionnel « Speech » de l'organisateur, le départ est
donné. J'essaie de coller à la roue d'Yves le plus possible : pas
facile. Je suis obligé de laisser quelques gars s'intercaler entre
nous mais je ne le perds pas de vue. Les premiers Kms sont comme
d'hab. « à donf ». La pluie décide elle aussi de nous accompagner un
petit bout de chemin. Les premières bosses se montent vite et Yves
prend un peu d'avance. Je dépasse Jean Luc, parti avec les
prioritaires mais moins vite. Un concurrent arrive à ma hauteur tout
de rose vêtu. C'est Anne-Pauline, que j'avais doublé dans le
dernier coup de cul, sans la voir, car elle aussi est partie avec
les prios. Je lui apprends qu'Yves est juste dans le paquet devant
nous. Je me retourne et aperçois aussi Nathalie Pierre, une
connaissance des différentes cyclos effectuées avec elle et une
habituée des podiums : leader des féminines de la caté. B. Chemin
faisant on rattrape un groupe avec trois coureurs de Brétigny. Je me
dis : « Tiens, c'est le club de Bérangère ça, mais elle n'a pas
l'air d'être là ». Les gars de Brétigny, nous voyant, se mettent à
accélérer d'un coup et font des relais à trois puis bientôt à deux.
Un des deux houspille l'autre, demande de ne plus rouler à fond et
demande à la cantonade si on a l'intension de rester longtemps dans
leurs porte-bagages. « Si on veut rentrer sur le groupe de devant »
dit-il, « faut s'y mettre tous ». Comme j'étais dans les premiers
derrière eux, je passe en maugréant car je n'avais pas trop
l'intention de rattraper le groupe d'Yves. Je monte à la hauteur du
gars de tête et m'aperçois qu'il a des rondeurs aguichantes. «
Bizarre » me dis-je. Je regarde les mollets : pas de galbe apparent.
J'inspecte les pieds (plutôt petits) et remonte vers sa poitrine. «
Y'a du monde au balcon » devinai-je « malgré sa position ». M... c'est
Bérangère. Je ne l'avais pas reconnue sur le coup. Je croyais que
c'était un jeune gars impulsif et talentueux car sur le vélo cela ne
faisait pas semblant. Du coup mon relai est très court, Anne Po
étant avec moi pas question de rouler pour la concurrence. Nouvelle
bosse. 6 ou 7 cyclos me dépassent dont notre leader féminin et
prennent quelques longueurs d'avance. J'attends. Je ne vois pas
Bérangère avec moi. Je ne bouge pas. Anne-Po est devant, pas
question de ramener les 2 autres filles sur elle. Nathalie est
toujours non loin de ma roue. J'apprends que Bérangère a eu un souci
mécanique dû à sa chute du départ. Je joue la course d'équipe, pas
question de ramener Nat devant. Bois des Echelles. La grosse
difficulté du jour. Sur cette longue bosse je m'aperçois que mon
entrainement n'est pas suffisant. Les travaux de rénovation de la
maison y sont pour quelque chose. Fataliste je laisse partir mes
compagnons et reste presque seul dans cette montée. Le coup de
pédale faiblit, il est lourd, écrasé et carré. Il me reste à peu
près 90 bornes à faire, c'est trop. Je décide de couper tant pis. Je
m'arrête au ravito et vois passer les copains un à un, Pierre, Jean
Luc, Johann, le temps ne compte plus. Ces trois dernières années
par crevaison ou par manque d'entrainement je ne fais que le circuit
moyen. Je fais part de ma décision à Jean Jacques dit JJ notre
coach que je vois en haut de la bosse. Il nous encourage et nous
prend en photo. Malgré sa récente maladie il est là, courageux et
toujours aussi épris de vélo. Pas très solide sur ses jambes, il
tient quand même d'être de la fête. Chapeau. Virage à gauche, c'est
la déviation pour le moyen. Je ne suis pas le seul à prendre cette
route là. On forme un petit groupe et hardi les petits. On arrive
près des sous bois. Une averse nous tombe dessus sans crier gare, on
serre les dents et on attend que ça passe. Accalmie. Quelques kms
plus loin rebelote. Nouvelle averse. Un nuage jaloux décide de nous
saluer aussi. Un coucou de loin nous aurait suffit. Mais bah,
mouillé pour mouillé... Le toboggan continue. Montée descente montée
descente. A ce petit jeu je lâche mes compagnons moins à l'aise dans
les virages serrés et sur une route devenue plus sèche. Un cuissard
de l'ASM sur un vélo rouge est devant moi. C'est Joëlle. Je lui
demande si ça va. Elle me répond par l'affirmative. Je n'ai pas
reconnu Nicole qui la suivait me dira t'elle plus tard. Je me fais
rejoindre par deux autres gars et malgré leurs brusques et
fréquentes accélérations pour me décrocher c'est avec eux que je
rejoins l'arrivée. JJ est là prêt à photographier tous les
arrivants. Eric le convalescent m'a précédé car lui aussi a fait le
même parcours que moi.
Les arrivants du grand parcours ne se sont pas fait rincés, y aurait
il des préférences la haut?

Etaient présents :
Joëlle, Nicole, Anne-Pauline, Eric, Michel B., Yves, Hubert, Duncan,
Pierre G., Samuel, Thierry, Pierre D., Christian, Jean Luc, Yoann,
Jean Claude, Jean Pierre, Bernard et JJ notre coach.
Bravo à tous.