mercredi 05 novembre 2008 | ![]() |
La Cyclauto 78 2008 | |
| Auteur: Michel Santidrian | |
Cette matinée de septembre est fraiche mais belle. Pas de pluie annoncée, quelle joie de ne pas avoir un imper qui flotte comme bannière au vent. Bernard Hinault et Stephen Roche sont là, en tenue, prêts à mettre le « feu » sur le petit parcours. Les ceusss qui ont décidé de coller à leurs roues ont intérêt à être en forme... 8h30, départ après le traditionnel speech de l'organisation et des anciens champions. Dans les chicanes du parking de Peugeot PSA , les premiers prennent vite de l'avance. Peu importe, car suite à mes déconvenues passées, je décide de ne pas partir à bloc et de rouler cool. Benoit, que j'ai croisé un peu plus tôt et qui est parti après moi, me rejoint vite. Il a lui aussi décidé de rouler à sa main. Je laisse passer beaucoup de monde. Un gars me dit bonjour. C'est Jean (Fargeix) un copain de Patrice et de Pierre (Beuvier). Un groupe n'ayant pas trop le nez dans le guidon passe. Benoit prend leurs roues. Je suis ainsi que Jean. D'autres cyclos, ayant trouvé l'allure agréable, nous suivent. Ca fait un peu rando car sur le plat, la vitesse n'étant pas très élevée, la procession est longue. Première bosse. Ca s'accroche de partout. Les plus frais remontent en tête pour ne pas être distancés. Benoit et moi grimpons facilement, c'est le début. Sur les parties planes le vent se met de la partie. Faut bien se cacher sinon on va laisser des forces, et des forces il en faut car le Vexin est dur. Ses bosses sont redoutables. La première des grosses côtes morcelle notre peloton. La route n'étant pas très large il n'est pas aisé de se faufiler entre les gars en difficulté. Jean, en pleine forme, prend les devant et s'accroche au groupe devant lui. Je le suis quelques temps mais ne tarde pas à lâcher prise. Je reste sage : la route est longue et faire l'élastique n'est pas mon fort. Arrivé en haut le vent décide de nous accompagner encore un bout de chemin. Qui l'a invité celui-là ? Le passage dans les bourgades est accompagné d'applaudissements et d'encouragements : ça fait plaisir et on se surprend même à accélérer devant les spectateurs. Les premiers ne sont pas loin, disent certains, ils sont passés il y a 20 minutes. Vous pouvez les rattraper... Ils n'ont pas dû faire beaucoup de vélo ceux là. Des nouveaux nés, dans les bras de leur père, assistent, sans comprendre leur explication, à ce phénomène qui se déroule devant leurs yeux. D'ici là qu'ils leur disent qu'ils ont vu passer le tour cet été, y'a pas loin... En arrivant dans un village, il y a embouteillage. Des chicanes au début de la bosse forcent les pelotons devant nous à ralentir voir pour certains à mettre pied à terre. J'arrive à passer dans un trou de souris. Ouf ! Les coups de culs s'enchainent les uns derrière les autres : après Chanteloup, Sagy, Longuesse, Rueil, passés aisément, viennent Théméricourt, Cléry-en-Vexin, Mézières et surtout Bray-et-Lû. Dans l'un d'entre eux, je demande à une vieille dame qui nous regardait monter : « Où sommes-nous ? Ca grimpe dur par là » lui dis-je. Sa réponse est restée aux abords de mon casque mais n'est pas allée plus loin. Je demande à la cantonade si quelqu'un a compris mais tout le monde est trop occupé à serrer les dents. La Roche Guyon et la route des crêtes, puis Vienne- en- Arthies durcissent le magnifique parcours. Le vent, encore lui, nous accompagne gaillardement. C'est bien le seul à être aussi gaillard. En comparaison, les bosses de la vallée de Chevreuse sont d'aimables « coustalous ». Ici c'est Villiers le Bâcle ou la Madeleine en plus long... Un arrêt au ravito me permet à la fois de faire le plein et de m'alléger. Benoit est un peu court. Les différentes bosses l'ont mis à mal. Il suit une cinquantaine de mètres en arrière. Je me laisse glisser afin de le rejoindre et de lui donner un « coup de main ». Puis in petto, ça me fera souffler. Malgré son refus je reste. On ne laisse pas un compagnon de route seul dans la pampa. Chemin faisant, on arrive dans les dernières bosses montées sur un développement de montagne. L'arrivée s'approche, le rythme s'accélère. A 2 km du but j'essaie de m'échapper, y arrive partiellement mais les chicanes d'entrée sur le site PSA me ralentissent et me déboussolent. Le temps de trouver le bon chemin trois des poursuivants me rattrapent et me dépassent dans la courte ligne droite d'arrivée. Benoit finira quelques minutes après moi, fourbu mais content. En regardant le stand des photos je tombe en arrêt sur l'une d'elles. Mais oui, c'est bien Alan que je vois. Il a participé à la cyclo. Mais où est-il ? Après le plateau repas récupérateur pris avec Benoit, toujours pas d'Alan en vue. Aurait-il mangé dehors ? Je me décide à repartir sans avoir pu le saluer. Marc Védrinelle, notre distributeur boisson Go Drink, présent ce matin n'est plus là. Il devait faire le petit parcours. Cette cyclo m'aura fait connaitre un autre parcours que celui de la « Stephen Roche », mais toujours aussi vallonné. Le Vexin est cette autre partie de l'Ile de France qu'il faut avoir sillonné. Charmes et beauté sont les atouts de ce coin francilien proche de la Normandie. Etaient présents : Santidrian Michel 387ème 5h17'21 Caté D 64 Prat Benoit 427ème 5h24'15 Caté B 114 Burnside Alan 539ème 6h14'19 Caté D 105 | |