samedi 24 avril 2010 |
La Trobroléon |
| Le bouche à oreille a suffit pour que la participation de cyclistes (dont des néo-pros de l’équipe Bretagne Schuller) augmente d’année en année au Tro Bro Léon Cyclo (Tour du pays de Léon pour les non bretonnants). Nous étions donc 400 participants environ à nous élancer de Lannilis, le 17 avril, sur les tracés de 60 et 120 km, en terre Léonarde à la veille de la 27ème édition professionnelle du Tro Bro Léon. Le départ fut donné à 13h30 pour le 120 Km et tout de suite, les néo-pro et d’excellents coureurs locaux emmenèrent le peloton sur un rythme de cyclo-sportives à travers la campagne sous un beau soleil mais avec beaucoup de vent. Pour de nombreux néophytes, dont les 8 Meudonnais de l’ASM Cyclo, ce fut un réel plaisir de découvrir les magnifiques paysages du Nord Finistère et les 23 ribinous qu’il fallait affronter tout au long du parcours. Nous en avons pris plein les yeux (paysages mais aussi poussière). Deux secteurs se sont distingués : le passage devant le château de Kerouartz à Lannilis et l’ancien parcours du train patate à l’Aber-Wrac’h. On comprend mieux pourquoi, après 4 heures et plus de selle, l’épreuve est surnommée « le Paris-Roubaix Breton ». Après l’enfer du Nord l’an dernier, cette année nous participions à l’enfer de l’Ouest et ce n’est pas un terme usurpé. Mais pourquoi cette épreuve est-elle si particulière ? Tout d’abord, en guise d’amuse-gueule, il y a du ribin, en plat de résistance, du ribin, et en dessert du ribin. Au final, çà fait beaucoup de ribin ou de ribinous, au pluriel, pour les puristes. Mais qu’est-ce dont les ribinous? Ce ne sont pas des crêpes ou autres gastronomies locales. Ce sont des secteurs empierrés, avec ou sans bande d’herbe au milieu, longs de 1 à 2,5 km, avec de vrais morceaux de cailloux dedans. Même si les tracteurs passent mieux que les vélos, les ribinous sont impitoyables pour les hommes et le matériel. Les crevaisons ont du se compter par centaines surtout dans le passage n° 17, véritable champ de mines que les organisateurs ont retiré le lendemain du parcours des professionnels tellement il était énergivore. Sur le plan du dénivelé, le parcours fait un petit peu moins de 1000 m à gravir, mais avec 2 énormes « coup de cul » à près de 20% qui font très mal, surtout le second. Au final, cette épreuve est vraiment à faire ou à refaire, tant elle est particulière. Ce n’est pas Patrick, notre routier sprinter, qui a survolé les premiers ribinous à près de 35 km/h qui dira le contraire, ni tous les autres y compris ceux qui ont connu les avatars de la crevaison ou de problème mécanique. J’adresse un hommage particulier à Joëlle qui était la seule féminine de l’ASM à participer à cette épreuve. Pourquoi ne mettrions-nous pas quelques ribinous dans le tracé du Toboggan 2010 pour vraiment démarquer un peu plus notre rallye ??? Enfin, comme toute réunion bretonne, la journée s’est terminée devant un énorme plateau de fruits de mer, et plus tard par quelques cervoises. Je remercie les Bretons du Bâtiment du Finistère qui nous ont accueilli chaleureusement en mettant les petits plats dans les grands du vendredi soir au dimanche soir, très tard pour certains. Le Président Bernard MAILHE |